Pour un peu, j'en oublierais de vous présenter la dernière du garage. La Yamaha Yzf r6 millésime 1999.
J'ai craqué récemment, et à nouveau, pour une sportive. Après être passé par la marque Honda avec la Cbr 600 rr millésime 2005 puis différents raodsters Yamaha, je suis revenu à ce type de machine.
Avec un budget serré, je me suis tout de même tourné vers La machine qui a marqué l'histoire des super-sport 600.
En 1999 Yamaha sortait donc la sportive révolutionnaire: cadre Deltabox et moteur, tout deux en aluminium, offraient une rigidité exemplaire. Alliés à un amortissement de choix réglable dans tout les sens, le mot d'ordre était donné! Larguer la concurrence qui plancha un moment avant de sortir une sportive aux performances équivalentes, du moins sur le papier...

On enfile la combinaison et c'est (re)parti!!!!
J'enfourche un r6 d'avril 1999, totalisant 31000km. Évidemment l'age est décelable, mais la finition générale est tout à l'honneur de la marque. L'ensemble vieilli plutôt bien.
La prise en main est, pour une sportive, assez facile et ce grâce à son poids plume de 169kg, à peine 190kg en ordre de marche. La répartition des masses la rend assez facile à tenir à mi-régime, mais son faible rayon de braquage la pénalise durement en ville et à faible allure.
Mais globalement, l'efficacité est déconcertante, même à côté des machines modernes de 2010.
Position, protection, travail des suspensions: pas de fausse note et tout est en adéquation avec le profil sportif. La position est donc assez typée racing, mais malgré mon bon mètre quatre-vingt le dos n'est pas bombé. La protection devient bonne une fois le 100km/h abordé.

Et l'élément phare, la suspension, offre une précision chirurgicale. Ses réglages s'adapteront à la route et à votre conduite. La partie cycle est d'ailleurs une référence depuis sa sortie. Si les réglages usine ne vous satisfont pas, vous pourrez optimiser les performances grâces aux réglages de la fourche et de l'amortisseur arrière.
Bien-sur, sur route il faudra atteindre des vitesses inavouables pour tirer le meilleur du bloc. Le moteur se pose comme un exemple de facilité dans le premier tiers du compte tours, et d'une réactivité sympathique une fois les 5000 trs/min passés. Et passé 8000trs/min, l'excitation grandissante vous surprend jusqu'à atteindre des vitesses folles. Le troisième rapport pousse au delà de 160km/h... à presque 15000trs/min! Et pour calmer tout ça le système de freinage est à la hauteur. La puissance est facilement dosable, aidé par un levier réglable..
La position est évidente. Dans le domaine, elle est même assez éprouvante et vous préfèrerez vite enfiler les virolos à bonne allure plutôt que de vous promener, même si la selle assez large ne vous tanne pas le cuir du fessier.

Les commandes réglables trouveront facilement leur place à vos mains et pieds.
Le hic: la planche de bord. Lisible, mais assez pauvre. Elle ne propose même pas de jauge à essence, juste un décompte une fois la réserve abordée.
Le ou la passager(e) souffrira forcément lors d'une virée... Sauf si la personne est avisée, car une fois les limites de la vitesse légale atteintes, le passager se régalera autant que vous et en prendra plein les mirettes. Une poignée optionnelle implantée sur le réservoir offrira une excellente tenue du dit passager.
Alors coup de cœur, ou choix raisonné: les deux sont compatibles puisque sa plastique laisse encore rêveur plus d'un motard. Mais au-delà du plumage, ses performances à elles seules en font un excellent choix de sportive facile et terriblement efficace.






