Le paradoxe est là…Bien qu’anglaise, les deux brêlons que mon cher Nours et moi-même avons la joie de chevaucher depuis bientôt un an ne s’accommodent que très difficilement du régime parisien « lignes droite-bouchons-grisaille-pluie » coutumier de septembre à avril…
Motivés pour aller limer le bord de nos boudins ailleurs que sur Carole (le circuit hein !…), nous nous sommes décidés de profiter de l'invit' de nos potos du sud pour les rejoindre par un itinéraire mythique et incontournable dans la vie d’un motard… LA Route des Grandes Alpes ! ! !
Tout commença alors en milieu d’après-midi d’un beau dimanche parisien (beau car la pluie s’est arrêté 25 minutes avant notre départ !)…
Direction-> A6 puis A42 histoire d’arriver au plus vite le soir même dans mes terres d’origine…le Bas Chablais et la douceur de vivre des rives du Lac Léman…..
Après avoir bataillé pas mal contre la « lourdeur » de l’air rendant difficile de maintenir une vitesse de croisière au-delà de 140 Km/h, l’atmosphère devient plus agréable une fois arrivés à Macon…On enchaîne alors les magnifiques virolos très très rapides de l’A40 en passant Nantua…A la sortie du dernier tunnel qui nous offre une vue superbe sur la vallée de l’Arve et le mont blanc en fond, nous profitons de ce dernier arrêt pour une photo de vainqueurs ! !..
Arrivés chez mon poto Jitus, on constate que sa nouvelle passion en plus du Skate (il est semi-pro) et de la restauration de voitures (DS et SM) et bel et bien l’aéromodélisme….Toujours à fond quoi !
Une soirée pépère binouze/Nachos au Casino d’Evian nous fait apprécier la « Molle du Lac », sorte de stupeur locale qui vous pousse au farniente… En décide donc que la journée du lendemain sera « Soft »…
J’emmène donc mon ch’ti Nours sur les virolos de la vallée de Châtel…
On passe devant le relais motard de la Chapelle d’Abondance…
…et pousse un chouille plus loin pour lui montrer la beauté du versant Suisse du côté de Morgins…
On casse la croûte « chez Ginette », la bonne cuisine roborative et fraîche locale en face du lac de Châtel…
Quelques bourres en descendant sur la vallée et un aller-retour sur la route de Morzine et les gorges du Pont-du-Diable sont inévitables…Mais les nombreux travaux de voirie, et donc le gravier, ainsi que mes BT14 tout neufs pas rôdés sur les bords nous calmeront vite…On décide d’aller se la couler douce au bord du lac et on prend la direction de la plage d’Amphion…
La soirée Chinois/DVD est censée nous reposer pour nous préparer aux 750 kilomètres de virages et les 15 cols à franchir qui nous attendent les deux jours suivants….
La Route des Grandes Alpes : Etape 1 : 320 Kms : 10H30 à 15H00 : EVIAN-Les Gets – Cluses - Col de la Colombière - Le Grand-Bornand - La Clusaz - Col des Aravis – Beaufort - Bourg-Saint Maurice…
Nous décollons d’Evian vers 10H30 et attaquons en douceur par la fantastique route de Morzine-Les Gets…La météo est parfaite mais on annonce des orages pour peut-être le lendemain et je flippe déjà de me retrouver au sommet du Galibier à devoir faire la descente sous la pluie….
Mais pas de ça pour l’instant…après le col de la Colombière qui nous fait passer du côté de la chaîne des Aravis (le Grand Bornand et la Clusaz) on continue de rouler sur ces routes de lacets à un rythme très pépère (moyenne 70/80 Km/h dans ces épingles, nos meules sont chargées et nous on « s’économise »…)
De nombreuses, très nombreuses pauses « Clope-Eau » ponctuent le trajet, mais nous ne prenons pas assez de photo..voici néanmoins notre halte au Gd-Bornand..
Et un sapin alpin…
...pris en face du Lac de Roselend…
Il est déjà 14H00 et je trouve qu’on a pris du retard sur notre itinéraire…On s’accorde pour s’arrêter casser la croûte à Bourg-Saint-Maurice, puis de gazzer pour être pas trop tard à Valloire pour le gros dodo ! ! !…
Etape 2 : 15H40 –19H00 : Bourg Saint-Maurice – Val d’Isère – Modane – Saint Jean de Maurienne – Valloire
Après un plat de charcuterie locale (Mmmm…la viande des grisons !…) on attaque la partie pas du tout la plus moche du trip….la montée à Val d’Isère et l’entrée dans le parc de la Vanoise ! ! !
Arrêt obligé en route, à quelques centaines de mètre du Col de l’Iseran (attention aux phobiques du vide…vertige assuré sur la montée !)
On croise évidemment les mascottes de la Vanoise… Les Marmottes…Et évidemment, tandis qu’elles restent à quelques mètres de nous à l’arrêt, elles détallent à toute brindezingue dès qu’un uluberlu casqué et en cuir gambade vers elles avec son pauv’ numérik….alors cherchez la marmotte !
La descente et la route qui s’en suit jusqu’à Modane et Saint-Jean de Maurienne est chiante et fatigante à souhait, avec une déviation qui nous a fait perdre 3 bons quarts d’heures …. Enfin les panneaux annoncent Valloire…On remet les gaz sur la montée de la station (route parfaite ! ! !) avec en plus le luxe d’une laguna locale qui nous a très bien servi de lièvre et d’ouvreur (avait pas peur le goille !)
Pendant que les mécaniques se repose à l’abri du garage du relais motard où on s’est installés, on se paie une p’tiote fondue aux cèpes arrosée d’un blanc de Savoie pas du tout dégeux... miam miam..
Du coup, on se demande si c les 320 Bornes de la journée ou le repas qui nous fatigue… Hein Nours ?…
On file se coucher et on croise les doigts pour que les gouttes ne nous atteignent pas le lendemain !…
Jour 2 : Etape 3 et 4 : 400 Kms : 9H00 – 13H00 : Valloire – Col du Galibier – Col du Lautaret – Briançon – Col de l’Izoard – Embrun – Col Saint-Jean – Col de Maure – Col du Labouret – Digne les Bains – Riez – Forcalquier – SALON DE PROVENCE (ouf ! !)
Au lever, le ciel bleu qui nous accueil nous met du baume au cœur…Motivé, on s’attaque « pour le p’tit dèj’ » au Col du Galibier…
Les routes sont désertes (à part quelques vélo) et le sentiment que les alpes s’offrent à nous seuls ne fait qu’accroître l’intensité de la force des paysage qui changent au fur et à mesure que les kilomètres s’accumulent…
Cependant, les nuages qui se dessinent au loin sont menaçants et je recherche une solution pour éviter de nous retrouver piégés et accessoirement trempés… on décide donc de faire sans la superbe boucle de Vars et du col de Vars – Barcelonnette..Snif, mais cette décision se révèlera être pleine de sagesse…. !
On traverse la magnifique vallée de Briançon et engageons la route du col de l’Izoard…Divine, revêtement parfait et récent, virolos à gogos (a faire frotter du slider ! ! !…)…d’ailleurs Peugeot ne s’y est pas trompé et est venu y filmer le spot commercial de lancement du coupé 407…on patiente donc quelques minutes au pied du col puis nous sommes lâchés, les motos en premier…Là encore, la route est pour nous seuls et on enroule Nours et moi avec 5 autres motards allemands…
Complètements excités par ce col terrible, on fait une halte dans les combes du Queyras..
Puis nous voilà , en raison du changement de parcours, sur les rives du lac de Serre-Ponçons…Alors là mes cocos…Imaginez la route la plus parfaite pour une arsouille…des virages ouverts et rapides, des pif paf dégagés, une route large et très propre, des épingles tendus ….ben vous y êtes ! ! Rajoutez à cela un décor sublime, et voilà le topo…
Encore une fois, la faim marque la fin de la troisième étape et c’est vers 13H30 qu’on s’arrête dans un p’tit resto sympa de Seyne…
Après le dessert (tarte citron maison gros miam !) et le p’tit café, voilà des gouttes qui viennent nous saluer….
On ne se fait pas attendre pour remonter sur nos brelles et nous voilà plein gaz en direction de Digne…Le ciel menaçant est dernière nous et nous poursuis… On vois déjà les éclairs dans nos rétro piquer les versants des alpes que nous quittons… Déterminés, on allume pas mal , nous nous faisons quand même rincés à la sortie de la ville, mais avec la chaleur cette douche nous rafraîchis plus qu’autre chose… Par contre l’auréole de ciel bleu du sud qui nous fais face nous rassure…suffit d’y arriver vite ! ! !
Chose faite, on se repose à Forcalquier avant d’attaquer les derniers kilomètres…
Après Apt, les combes de Lourmarin nous offrent des champs de lavandes qui finissent de nous souhaiter la bienvenue dans la magique Provence ! !…
C’est à 19H00 que nous arrivons à Salon chez sieur Bidoune…Le temps de se remettre de tout ça et on attaque un nouveau rythme, celui des « p’tits jaunes » et barbecues…
Mais là c’est une autre histoire….







- Un sognu pè campà


